COMMUNIQUE DES RESPONSABLES ET RESPONSABLES ADJOINT.E.S DES SERVICES ASE PMI ET SERVICE SOCIAL

Notre rôle spécifique d’encadrant nous amène aujourd’hui à rédiger ce communiqué sur notre malaise mais aussi sur celui de nos équipes.

Les récentes réformes territoriales ont provoqué de multiples réorganisations de service, modifié les organisations de travail et bouleversé les collectifs de travail. Les agent(e)s, quelles que soient leurs missions ou leur place dans l’institution sont en quête de sens.

L’instrumentalisation et parfois la confiscation des compétences conduisent à notre démotivation, notre démobilisation ainsi qu’à celle de nos équipes, ce qui constitue à l’évidence un contresens par rapport aux valeurs et à la finalité du service public.

Les collectifs de travail sont déstabilisés par les objectifs qu’assignent les directions générales qui, même s’ils correspondent parfois, au moins en apparence, à des objectifs politiques affichés et légitimes, sont en contradiction avec les moyens qui sont alloués pour les satisfaire.

Les trois services (ASE/PMI et SSD) sont quotidiennement confrontés à la pénurie de personnel, aux restrictions budgétaires et également, de plus en plus, aux locaux dégradés voire à l’absence de locaux. Les obligations légales du Département sont mises à mal (traitement des Informations Préoccupantes, budget du SDAF inapproprié, absence de bilan santé maternelle, fermetures des Circonscriptions..). De plus, les outils de modernisation proposés sont souvent en inadéquation avec nos réalités de travail voire même les complexifient.

Dans ce contexte, les professionnel.le.s voient leur éthique mise à mal, leur déontologie et leurs valeurs professionnelles bafouées. L’essentiel de l’énergie des professionnel.le.s est absorbé par le quotidien. Elles/ils n’ont plus de visibilité sur les finalités et le sens de leur travail.

Les cadres sont devenus désormais des gestionnaires de la pénurie, il faut faire mieux avec moins, et si l’objectif n’est pas atteint elles/ils en sont directement redevables alors que les réponses ne peuvent qu’être collectives, concertées et organisées. Même en désaccord, les cadres sont donc bien souvent obligés de mettre en œuvre les réorganisations, les recherches d’efficience et d’employabilité des agents sans pouvoir s’y soustraire.

Aujourd’hui, les missions de prévention, d’accompagnement, de cohésion sociale ne peuvent plus s’exercer dans nos services respectifs. Nous réclamons les moyens nécessaires à l’exercice des missions de nos trois services à la hauteur des ambitions de notre collectivité.

 

 

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